Claire Vasseur, éleveuse de berger blanc suisse
Iconographe devenue éleveuse, installée dans le Perche depuis 2014, titulaire de l’ACACED. Voici qui tient cet élevage, ce qu’elle sait faire, et ce à quoi elle s’engage.
Un parcours venu de l’image
J’ai passé douze ans, à Paris, à fabriquer des beaux livres de photographie : choisir les images, vérifier qu’elles disent vrai, les mettre en page. C’est dans un de ces livres, sur les chiens de troupeau d’Europe, que j’ai vu un berger blanc suisse pour la première fois. Quatre ans plus tard, j’avais quitté l’édition, le Perche, et Java, ma première chienne, dormait au rez-de-chaussée d’une longère près de Bellême.
L’affixe « de l'Aube Claire » a été enregistré à la Société Centrale Canine en 2016, l’année où j’ai obtenu l’ACACED. Depuis, je tiens un élevage familial qui produit une à deux portées par an, jamais plus, et qui publie tout : les tests de santé des reproducteurs, le détail de chaque mariage dans le carnet des portées, et le quotidien des bergers blancs suisses de la maison.
Ce que je sais faire, et comment
Mon métier d’éleveuse tient en quelques gestes appris lentement : lire une lignée sur cinq générations, choisir un étalon en allant le voir trois fois plutôt qu’en lisant sa fiche, conduire une mise bas sans m’affoler, et reconnaître à six semaines le tempérament d’un chiot. Je ne marie jamais deux chiens sans dépistages complets des deux parents : hanches et coudes radiographiés et lus officiellement, MDR1, nanisme hypophysaire, examen oculaire annuel. C’est non négociable, et c’est expliqué en clair dans le dossier santé.
La socialisation est l’autre moitié du travail. Mes chiots naissent dans la maison, entendent l’aspirateur et la vaisselle, marchent sur le carrelage, l’herbe et le gravier, rencontrent enfants et chat avant huit semaines. Cette méthode, je la détaille dans le portrait de l’élevage.
Mes engagements
Je décline environ une demande sur trois, le plus souvent par manque de temps de présence chez les candidats : un berger blanc suisse seul neuf heures par jour est un chien malheureux. En échange, je m’engage sur trois choses, écrites au contrat : tous mes chiots partent inscrits au LOF, sans exception ; aucun n’est expédié, tous se remettent en main propre après une rencontre ; et n’importe lequel de mes chiens peut revenir ici, à tout âge, si la vie de sa famille bascule. Pour me joindre, tout passe par la correspondance avec l’élevage.
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Le portrait de l’élevage – p. 08 Le dossier santé – p. 34 Écrire à l’élevage – p. 42